Le rail et l’aérien, quels sont les enjeux ?

En France, la concurrence la plus importante pour les compagnies aériennes vient en réalité du TGV qui continue à se développer sur l’hexagone. Aujourd’hui, il capte 78 % du marché français du transport rapide.

Selon Jean-Cyril Spinetta PDG d’Air France, pour rivaliser le TGV, compte tenu des taxes et du pétrole qui n’arrête pas de subir des hausses successives, nous devrions proposer des tarifs négatifs ! Les taux d’occupation des vols court et moyen-courriers ont baissé en 2004 (de 68,8 à 68,3 %). Les revenus aussi : la recette unitaire au siège kilomètre offert a diminué de 0,7 % sur les 9 mois de l’exercice. Les atouts du TGV sont de desservir plus facilement les centres villes, contrairement aux aéroports qui se trouvent à l’extérieur des villes, ce qui entraîne une dépense supplémentaire en moyen de transport. De plus, il n’y a pas obligation de se présenter deux heures avant le départ pour des raisons de sécurité, ce qui est le cas pour l’aérien. Il est par conséquent évident que pour un vol d’une heure, le temps passé dans les aéroports ne fait que favoriser le choix du TGV.

Conclusion : nous pouvons nous réjouir d’avoir un trafic aérien en baisse sur le plan national, grâce à cette nouvelle technologie. En ce qui concerne les pays d’Europe qui sont voisins de la France, des études sont déjà lancées pour l’implantation d’un réseau ferroviaire à grande vitesse, ce qui pourrait nous donner par exemple, dans un avenir assez proche un Paris-Madrid en moins de 5 heures. Ces perspectives sont très encourageantes, pour nous qui subissons tous les jours les nuisances dues au trafic aérien.

Share Button

(1 commentaire)

    • jp bru on 20 septembre 2005 at 9 h 59 min
    • Répondre

    faut-il réellement se réjouir d’un trafic aérien en baisse sur le plan national. Toutes les études économiques prouvent que dynamisme économique et mobilité sont étroitement liées. en tant que riverain c’est instantannément plus agréable. Mais en tant que salarié, doit-on se réjouir d’un transfert d’activité vers Amsterdam ou Francfort. En tant que contribuable, doit-on s’esclafer d’un développement sans limite du TGV, sans aucune notion de rentabilité économique, quand on connait le niveau de contribution de l’aérien au PIB et à la balance des paiements (exportations Airbus)
    je ne trouve donc pas du tout ces perspectives encourageantes, si je prends un minimum de recul.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Répondez à la question suivante: * Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.